Depuis l’étrange attentat qui l’a privé de sa fille unique, le philosophe Alexandre G. Douguine a été oublié par les journalistes occidentaux et ses enseignements ont semblé moins mis en valeur par les propagandistes de la guerre totale en Russie même. De plus vulgaires saltimbanques télévisuels lui font de l’ombre. Celui qui ne fut jamais le “Raspoutine de Poutine“ n’a pourtant rien lâché. Son deuil ne modère nullement le ton ni le rythme de sa production, à nouveau très abondante, disponible sur le site du club qu’anime Prokhanov https://fr.wikipedia.org/wiki/Club_d%27Izborsk . On peut même dire qu’il s’est radicalisé et que son verbe a gagné en violence, netteté et singularité. Ce triste plagiaire sans idées neuves écrit très bien, il compile correctement ce qui a été pensé bien avant sa naissance, dans un style aux accents maurrassiens, trait qui est sans doute à l’origine de son succès auprès des ultra-droites européennes. Nous traduisons aujourd’hui son étonnant manifeste d’allégeance au bandit Prigojine. Ce texte paraît après qu’un simple reporter amateur, autre thuriféraire du chef mercenaire ait été victime d’un étrange attentat au buste piégé que l’on a fait mine d’attribuer aux services spéciaux ukrainiens. On assiste à une recomposition de la fachosphère russe… Alors que les contestataires d’origine militaire comme Strelkov gagnent un auditoire plus nombreux avec le soutien financier de milieux liés à l’Eglise, il semble que le Kremlin ne sache trop comment départager cette frange extrémiste qui sert ses desseins mais menace de se présenter en vrai recours. Douguine ne fait pas que tresser des couronnes au “cuisinier“, il évoque ces temps-ci un « après-Poutine » et appelle de ses vœux un despote post-Poutine plus cruel et déterminé… une dérive trash qui va plaire aux nombreux jeunes néo-phalangistes qui sont désormais adeptes assumés du culte de la mort (cf. « viva la muerte ! »). Pour l’heure, ce qui divise les purs réactionnaires nostalgiques de l’empire des Romanov d’une droite populiste bien plus volontariste c’est le traitement de l’héritage des privatisations. Prenant ses désirs pour des réalités, Douguine penche nettement en faveur d’un grand chambardement :
« Le facteur Wagner et la thèse de la justice.
Au fil de l’Opération spéciale, le PMC Wagner et Evgueni Prigojine sont résolument devenus le centre de l'attention de la société russe et de la communauté internationale. Pour les Russes, il est devenu un symbole majeur de victoire, de détermination, d'héroïsme, de courage et de résilience. Pour l'ennemi, il est objet de haine, mais aussi source de crainte et même de terreur. Il est important que Prigojine ne soit pas seulement à la tête de l'unité la mieux préparée au combat, la plus victorieuse et la plus invaincue des forces armées russes, mais qu'il serve également d'exutoire à ces sentiments, pensées, exigences et espoirs qui habitent le cœur des gens de guerre, complètement et irréversiblement immergés dans ses éléments jusqu'aux limites.
Prigojine a embrassé cette guerre jusqu'au bout, à fond, jusqu'aux ultimes profondeurs. Et cet élément est partagé avec lui par les membres du PMC Wagner, tous ceux qui avancent dans la même direction et vers le même but : une victoire difficile, sanglante, quasi inaccessible, mais tant désirée, convoitée. Le PMC Wagner n'est pas une société militaire privée. L'argent n'a rien à voir là-dedans. Il s'agit d'une fratrie de guerre, la Garde russe, constituée par Eugène Prigojine à partir de ceux qui ont répondu à l'appel de la patrie au moment le plus difficile pour elle, et qui sont allés la défendre en étant prêts à payer n'importe quel prix.
On peut légitimement se demander ce qu'il en est de nos autres guerriers. Qu'en est-il des milices du Donbas, qui se battent dans des conditions inhumaines depuis 2014, oubliées de tous mais fermement campées à leur poste ? Qu'en est-il de nos volontaires, qui, de leur plein gré, se sont rendus sur les fronts de la nouvelle guerre patriotique, qu’on a affublée du nom inadéquat d'"opération militaire spéciale" ? Que sont, après tout, les troupes régulières de diverses unités qui écrasent l'ennemi et perdent leurs frères dans une confrontation brutale ? Qu'en est-il des Tchétchènes héroïques de Ramzan Kadyrov ? Oui, bien sûr, ce sont tous des héros, et sont tous porteurs de parcelles inestimables de notre Victoire commune, à laquelle ils se sont donnés jusqu'au bout.
Mais Evgueni Prigojine et le PMC Wagner sont bien autre chose. Ils ne sont pas seulement en avance sur les autres dans les sections les plus difficiles du front, prenant d'assaut avec une ténacité inhumaine mètre par mètre, maison par maison, rue par rue, village par village, ville par ville, libérant leur terre natale d'un ennemi maniaque cruel et vil. Ils ont donné à cette guerre son style, ils en sont devenus les symboles, ils ont trouvé les mots les plus précis et les plus sincères pour exprimer ce qui se passe. Il est rare qu'un exploit militaire d'une importance et d'une ampleur incroyables s'accompagne de déclarations tout aussi percutantes quant à la vision du monde, comprises par tout le monde en Russie. Il s'agit d'une guerre - une guerre pour la justice. Elle est menée contre le mal et la violence, contre le mensonge et la ruse, contre la cruauté et la substitution. Mais s'il en est ainsi, elle n'est pas seulement dirigée contre l'ennemi direct - le nazisme ukrainien et l'Occident libéral mondialiste qui le soutient - mais aussi contre l'injustice qui sévit parfois à l'intérieur même de la Russie. La guerre de Wagner est une guerre populaire, une guerre de libération, une guerre de purification. Elle n'accepte aucune demi-mesure, aucun accord, aucun compromis, aucune négociation dans le dos des héros qui se battent. Le PMC Wagner accorde une grande importance à la vie, la sienne comme celle de l'ennemi. Et la mort, dont le prix est la Victoire, ne peut être payée que pour elle, et pour rien d'autre.
Réalisé par Prigojine, le film-programme "Les Meilleurs vont en enfer » est son apothéose esthétique. Sur les nouveaux Hemingway, Ernst Jünger. Un grand film sur les composantes de la guerre, sur le prix de la vie et celui de la mort, sur les profondes transformations existentielles qui se produisent chez un homme lorsqu'il se trouve plongé dans un processus inexorable de confrontation mortelle avec l'ennemi. Et avec un ennemi qui n'est pas radicalement différent, mais l'envers de lui-même. C'est précisément parce que Prigojine ne se contente pas de faire la guerre, mais qu'il la comprend, qu'il en accepte la logique terrifiante et qu'il entre librement et souverainement dans ses éléments, qu'il représente un tel cauchemar pour l'ennemi.
De toute évidence, pour le régime nazi de Kiev, qui ne dispose pas de tels symboles et qui craint et déteste véritablement le PMC Wagner dans cette guerre, de même que pour le véritable acteur qui pousse l'Ukraine à attaquer la Russie et l'équipe pleinement, c'est-à-dire pour l'Occident, Evgueni Prigojine est à titre personnel la cible prioritaire principale, à la fois concrète et symbolique. Et il ne fait aucun doute que l'ennemi connaît la valeur des symboles. Il n'est donc pas étonnant que ce soit le PMC Wagner qui suscite une haine aussi frénétique chez l'ennemi, et que l'Occident ait déployé toutes ses forces pour détruire cette formation et Evgueni Prigojine personnellement.
À l'intérieur de la Russie, la population adopte Prigojine sans réserves. Il ne fait aucun doute qu'il a pris le dessus dans cette guerre. Quoi qu'il dise ou fasse, cela résonne immédiatement dans le cœur des gens, dans la société, dans les larges masses russes et eurasiennes. C'est l'un des nombreux paradoxes de notre histoire : un juif ethnique, un oligarque et un homme au passé plutôt turbulent se transforme sous nos yeux en l'archétype du héros purement russe, en un symbole de justice et d'honneur pour tous les peuples. Cela en dit long sur Prigojine lui-même et sur notre peuple. Nous croyons aux actes, aux yeux et aux paroles lorsqu'elles viennent du tréfonds. Et cette la dimension de cette profondeur en Evgueni Prigojine ne peut qu'être remarquée.
Les élites russes, c'est autre chose. C'est précisément parce que Prigojine a conclu un pacte avec le peuple russe, avec la majorité russe, pacte de sang - le sien et celui des héros de Wagner - qu'il est le plus détesté par la partie de l'élite qui n'a pas accepté la guerre comme son destin, qui n'a pas compris ses motifs véritables et fondamentaux, qui n'a pas encore vu le danger mortel qui pèse sur le pays. L'élite a l'impression que Prigojine se rue simplement vers le pouvoir et, s'appuyant sur le peuple, prépare une "redistribution noire". Pour cette partie de l'élite russe, le mot "justice" lui-même est insupportable et brûle des feux de l'enfer. Après tout, Prigojine fait lui-même partie de cette élite, mais il a trouvé le courage de renoncer à la classe des riches, des exploiteurs, des cyniques et des cosmopolites, qui méprisent tous ceux qui ont moins bien réussi, et de se rallier au peuple combattant, qui sauve la patrie.
Dans une telle situation, les analystes de ces élites se demandent : comment Prigojine peut-il se permettre de se comporter avec un tel degré de détermination, d'audace et d'autonomie ? Est-il autre chose qu’une expérience menée par des forces beaucoup plus influentes - voire tout simplement les plus hautes - de la politique russe, qui testent par son exemple la volonté de la société d'introduire des règles plus strictes et des politiques plus cohérentes, patriotiques et axées sur le peuple ?
En d'autres termes, Prigojine et PMC "Wagner" ne seraient-ils pas les précurseurs d'une oprichnina à part entière ? Après tout, à l'époque d'Ivan le Terrible, l'armée des oprichniks a été formée au cours des batailles et de même que dans le cas de "Wagner", à partir des plus courageux, braves, désespérés, durs, fiables, actifs - sans tenir compte du pedigree, du titre, du statut, du rang, de la position dans la société.
Ce dont Prigojine fait son affaire, nul ne pourrait s’en débrouiller dans le cadre du système politique coutumier de la Russie. Alors, concluent les analystes, soit il sera bientôt puni pour son audace, soit ce système politique familier n'existe plus. Sous nos yeux, un système différent, étranger, nouveau, est en train de prendre forme, un système où les valeurs seront considérablement déplacées en direction de la justice, de l'honnêteté, du courage et de l’authentique fraternité du front, exactement comme le détestent les élites.
Les observateurs extérieurs, même s'ils le souhaitent, ne peuvent pas déterminer avec certitude la relation entre Evgueni Prigojine et le commandant en chef suprême. Il n'est pas possible de savoir s'il est d'accord ou non avec la ligne dure qu'il a adoptée à l'égard des principaux dirigeants du pays. Certains sont convaincus que l'oprichnina de Prigojine est sanctionnée par le haut, mais d'autres pensent qu'il s'agit d'un procédé amateur autonome - cependant, étonnamment, cela coïncide exactement avec les attentes de la majorité. Pour les autorités russes dans leur ensemble, l'incertitude est un environnement naturel. Dès lors qu’il s'agit de la volonté personnelle du président et de l'initiative de ses collaborateurs, personne ne peut comprendre à l'avance ni anticiper "l'intention du commandant" (un terme classique de la théorie des guerres centrées sur le réseau). Il s'agit d'une approche plutôt pragmatique : dans ce cas, le président est au-dessus de tout conflit au sein des élites, et conserve une liberté totale pour la transformation du système (avant tout dans une veine patriotique). Si l'on veut, on peut supposer que toutes les initiatives patriotiques - et même les plus avant-gardistes - (comme le PMC Wagner) sont réalisées avec son consentement tacite. Mais personne n'en est sûr, ce n'est que de la spéculation. Prigojine cultive cette incertitude au maximum et avec un effet maximal.
Pendant ce temps, l'amour et la confiance envers Prigojine et le PMC Wagner augmentent, et parallèlement, l'anxiété croît dans les élites.
La société commence à voir en Prigojine plus qu'un commandant de campagne à la fois victorieux et désespéré. La configuration des élites dans la Russie d'avant l’Opération permettait (sur la base de la loyauté personnelle envers le pouvoir suprême) à une certaine strate oligarchique de continuer à faire partie du système libéral mondialiste. Les gens râlaient, se lamentaient et se plaignaient, mais tant que la souveraineté de la Russie était renforcée et que, semble-t-il, rien ne menaçait le pays, cette situation pouvait être tolérée d'une certaine manière. Après le début de la SWO, cette contradiction est apparue au grand jour. La Russie s'est trouvée confrontée à un combat mortel contre l'Occident tout entier, qui s'est abattu sur notre pays avec toute sa puissance, tandis que l'élite russe, par inertie, continuait à suivre servilement le pays du soleil couchant, copiant ses normes et ses méthodes, stockant ses économies à l'étranger, rêvant de Courchevel et des Bahamas. Une partie de l'élite s'est enfuie, une autre s'est cachée et a attendu que ça se termine. C'est alors qu'est apparu le "facteur Prigojine" en tant que politicien, devenu la voix de la colère populaire contre les restes de l’élite oligarchique qui refusaient obstinément d'accepter les nouvelles réalités de la guerre et d'agir comme Eugène Prigojine lui-même, c'est-à-dire d'aller au front ou, du moins, de s'impliquer complètement et sans relâche dans la cause de la Victoire. Si l'Occident est notre ennemi, un partisan de l'Occident, un Occidentaliste est un traître et un agent direct de l'ennemi. Si vous n'êtes pas en guerre contre l'Occident, alors vous êtes de son côté. Telle est la logique simple exprimée par Prigojine. Et dans sa bataille décisive contre l'ennemi extérieur, les masses ont vu un deuxième acte – futur : le transfert de méthodes similaires contre l'ennemi intérieur. C’est ça la "justice" - dans son sens populaire, voir populiste si vous voulez.
Évidemment, une telle oprichnina n'affecterait pas le peuple lui-même, puisque les victimes de la "justice selon Wagner" ne pourraient être que les ennemis de classe, aujourd'hui de surcroît ennemis politiques des gens du peuple, qui apparaîtraient du côté de la force même contre laquelle le peuple était en guerre.
Et de plus en plus de couches de la société arrivent à la conclusion (peut-être trop simpliste et linéaire) que ce sont les "ennemis intérieurs" qui sont responsables des dérapages et de certains échecs sur les fronts - c'est-à-dire les mêmes oligarques et Occidentalistes qui sabotent activement la volonté de Victoire du Commandant en Chef Suprême. Et c'est là que le facteur "justice" entre en jeu. Nous sommes prêts à nous battre comme Wagner, à mourir comme Wagner, mais pas pour revenir à la Russie d'avant le 24 février 2022, c'est-à-dire aux conditions antérieures. Nous exigeons une purification, une illumination et une spiritualisation de la société et de l'ensemble de la classe dirigeante. Nous ne luttons pas seulement contre l'ennemi, mais pour la justice.
À première vue, il y a un énorme décalage dans le temps, mais c'est le début d'un changement fondamental dans la société russe. Evgueni Prigojine incarne une direction. Il s'agit avant tout de la guerre, où Wagner est l'illustration la plus claire de ce qu'est la méritocratie, c'est-à-dire le pouvoir des plus distingués, des plus courageux, des plus méritants. Les élites de la guerre sont celles qui accomplissent le mieux la tâche, et il n'y a pas d'autres critères. En fait, nos forces armées - du moins certaines de leurs composantes les plus importantes – les forces d'assaut - ont clairement besoin d'être restructurées à la manière "wagnérienne". Avec un seul critère d'évaluation : l'efficacité. En temps de guerre, l'ancien critère - la loyauté combinée aux compétences tsaristes - ne suffit plus. La loyauté en temps de guerre est implicite, sans quoi l'exécution est immédiate. Mais il faut désormais quelque chose de plus : la capacité à faire le travail. À n'importe quel prix. Même au prix de sa propre vie et de celle des autres. Cela suffit à faire ressortir le meilleur. Et le pire. Il ne reste plus qu'à faire passer le meilleur devant le pire, et l'affaire se terminera par une victoire.
Mais il n'y a pas que la guerre. Dans la politique, l'économie, la gouvernance, l'administration, et même l'éducation et la culture, en fait, des tendances similaires commencent à émerger progressivement. Des personnes d'un genre particulier – que Lev Gumilev appelait les "passionnés" - sont capables d'agir dans des états d'urgence et d'obtenir des résultats significatifs. Plus prosaïquement, il s'agit de "gestionnaires de crise". Il est possible de parler de principes "Wagner" dans tous les domaines : ceux qui s'acquittent le mieux des tâches qui leur sont confiées - les plus difficiles, les plus irréalisables - occupent le devant de la scène. Ceux qui ne parviennent pas à accomplir les tâches - les plus difficiles et les plus impossibles - sont ceux qui passent au second plan. Dans la science politique de Wilfred Pareto, ce phénomène est appelé "rotation de l'élite". En Russie, ce processus est extrêmement végétatif et sporadique, et le plus souvent il n'a pas lieu du tout. La guerre, en revanche, exige une "rotation des élites" sous forme d'ultimatum. C'est une véritable horreur pour des élites âgées et incapables, de surcroît coupées de leur matrice occidentale.
Evgueni Prigojine a marqué le vecteur prioritaire de la direction que la Russie devra prendre quelles que soient les conditions et les circonstances. C'est pourquoi l'Occident rêve de le détruire et compte sur les élites russes, anciennes et inadaptées aux défis du moment, pour l'y aider. Les enjeux ne cessent de croître. La victoire est en jeu. Le chemin qui y mène ne passe que par la justice. » A. G. Douguine le 10 avril 2023, 12:20
NdT: nous avons traduit « redistribution noire » plutôt que “Partage noir“ qui est une référence marquée historiquement à gauche https://fr.wikipedia.org/wiki/Tcherny_Peredel
Qu'il ne nous soit pas reproché d'avoir tronqué les discours de Douguine ! Nous vous laissons juges de ce qu'il avance. Vous mesurez l'écho de telles paroles dans la diaspora fortunée... Notez que ce panégyrique précède de quelques jours les aveux de deux mercenaires transfuges au sujet des crimes de guerre attribués au PMC Wagner en Ukraine. Azamat Ouldarov et Alexeï Savitchev, anciens détenus qui occupaient tous deux des postes de commandement et ont été graciés par décret présidentiel après leur retour d'Ukraine, ont fait des déclarations confirmées par des sources ayant requis l’anonymat. Savitchev a déclaré qu'environ 70 anciens détenus qui refusaient de suivre les ordres auraient été abattus sous sa surveillance. En outre, Savitchev aurait jeté en janvier 2023, sur ordre de ses supérieurs, 30 grenades F-1 dans une tranchée remplie de Russes et d’Ukrainiens morts et blessés. Il affirme avoir ensuite versé de l'essence sur les restes d'une soixantaine de personnes et y a mis le feu pour détruire les corps. De son côté, Azamat Ouldarov a déclaré avoir tué des mineurs à Soledar et à Bakhmout sur ordre. Selon le mercenaire, il a reçu "l'ordre de nettoyer et de détruire tout le monde" - hommes, femmes, personnes âgées et enfants. Il a également décrit comment il a tué une fillette à Soledar : "Elle avait cinq ou six ans, et j'ai tiré, vous comprenez, le coup de grâce".
Rappelons ici ce que nous avancions plus haut : le mot d’ordre est bel et bien « viva la muerte » Divide, le 17 février
